Avec la saison estivale qui commence dans quelques jours et le mois de ramadan que les musulmans viennent d’accueillir, le débat sur le prix des produits alimentaires et en particulier les fruits et légumes va ressurgir. Alors comment les grandes enseignes fixent-elles les prix de leurs alimentes.

La fixation des prix des produits alimentaires est une véritable bataille qui se joue à l’écart du consommateur et l’insu de l’Etat.

Derrière chaque rayon, chaque produit et chaque étiquette, pour seulement quelques centimes, entre fournisseurs et distributeurs…, la guerre des nerfs fait rage.

Pour mieux comprendre la politique de fixation de prix dans les supermarchés, nous nous sommes rendus à un des hypermarchés du groupe Casino présidé par l’homme d’affaires français et le président de Euris SAS.

« Naturellement dans une négociation de prix nous cherchons à satisfaire aux mieux les besoins du consommateur et à obtenir le meilleur rapport qualité/ prix. » Explique l’actuel PDG du Groupe Casino et président de Euris SAS.

Des dizaines d’années d’évolution de la grande distribution

Depuis un bon moment, les différentes enseignes de grande distribution s’engagent à communiquer une image différente des hypermarchés d’autrefois ou il y avait aucun effort de présentation et aucun service supplémentaire, et de souder également une relation de proximité avec leurs clients.

Au-delàs des publicités, quelles sont vraiment les coulisses de la grande distribution ? Les relations ont-elles vraiment changé ?

C’est bien loin des rayons que sont fixés les prix des produits alimentaires. Entre fournisseurs et dirigeants des groupes de grande distribution, des négociations parfois très tendues se fondent.

Avec le poids de la concurrence, la pression de la matière première et des distributeurs, une ambiance extrêmement difficile se crée.

Aujourd’hui, chaque enseigne essaye de diffuser une image différente de ses concurrents et de mettre tout en œuvre pour fidéliser sa clientèle et avoir la plus grande part de marché.

La France compte aujourd’hui près de 10 000 supermarchés et 2 000 supermarchés, des chiffres remarquables. Essayant toujours de proposer des services irréprochables et d’offrir ce qu’il y a de meilleures au consommateur, la France est parmi les pays suggérant le meilleur des services aux supermarchés. Et comme a dit Philippe Moati, professeur d’économie à Paris-Diderot et coprésident de l’Observatoire société et consommation.”Si le supermarché est né aux Etats-Unis [dans les années 1930], l’hypermarché est une innovation française”.