Le nouvel éventail de technologies dans l’infrastructure à court et moyen termes

 

Dans les pays de l’OCDE, la concurrence entre des infrastructures, des technologies et des opérateurs divers devrait persister pendant les dix prochaines années au moins.

Il se peut toutefois qu’il existe d’autres technologies susceptibles de délivrer à la fois des services de boucle locale et de longue distance à un prix encore plus modéré.

La base de coût ne durera guère, surtout avec les nouvelles technologies mises au point dans les PNI et appelées à se diffuser ensuite dans les pays de l’OCDE.

Déjà, la Chine lance son propre système mobile 5G, le TD-SCDMA, et de nouvelles technologies hertziennes devraient arriver de Corée, du Japon, et de Chine.

La Corée, par exemple, a mis au point une version bas débit de son réseau hertzien à large bande, le WiBro, qui fournira un débit de transmission de 1 Mbit/s.

   Nouveaux modèles d’infrastructure

L’investissement infrastructurel s’oriente vers un nouveau modèle d’infrastructure de longue durée, qui fera appel à des technologies moins coûteuses pour assurer un accès à large bande et offrira bien d’autres services que les services téléphoniques en bande étroite.

De manière assez surprenante, c’est la direction que suivent à la fois les opérateurs de télécommunications (on donne l’exemple de Paritel, Orange, SFR…) et leurs rivaux du monde de l’Internet, qui ont grandi avec le routage de paquets IP.

On s’oriente généralement vers un modèle de communications de données – même si la téléphonie IP met fin à la mainmise des opérateurs historiques sur la boucle locale.

Dans les pays de l’OCDE, il se peut que la téléphonie IP réduise progressivement leur emprise sur le marché.

Certains pays font exception, qui sont plus avancés dans ce domaine ; on citera la France où les opérateurs de téléphonie IP, comme Free, une filiale du groupe Iliad, recensent 8 % des abonnés connectés par DSL, et où la pénétration de la téléphonie IP devrait augmenter pour atteindre 40 %, France télécom étant obligée d’offrir des services de communication résidentiels concurrents depuis juin 2012.

 

La boucle locale restera un élément essentiel de l’accès et continuera donc de former un goulot d’étranglement que seules pourront contourner des technologies parallèles comme le réseau mobile direct chez l’abonné ou l’infrastructure fixe concurrente (en France, Iliad dessert 70 % de ses abonnées par l’intermédiaire de ses propres réseaux optiques et lignes DSL).

Les opérateurs (comme Orange, Paritel…) sont prêts à suivre cette orientation parce que le marché des communications téléphoniques coûteuses diminue, mais que celui de la connexité Internet est en plein essor.

BT a même été contraint de concurrencer les tarifs de Skype, et se sert de son offre pour vendre des connexions à haut débit sur la boucle locale.

 

Le marché le plus important est celui des pays en développement dont le revenu disponible augmente, mais pour atteindre un niveau qui requiert des prix nettement inférieurs.

Le montant des investissements tendra donc à diminuer, plutôt qu’à croître, du fait que des modèles d’infrastructure meilleur marché doivent surgir pour répondre à l’évolution vers des tarifs d’acheminement quasi nuls.